Arles
Amphithéâtre

Classé au titre des Monuments historiques sur la liste de 1840.
Ce prestigieux monument est classé au titre du patrimoine mondial de l'humanité.
Visite
virtuelle

© Pascal Bois / panovues.com

L’amphithéâtre d’Arles fut construit vers 90 après J.-C. sous le règne des empereurs Flaviens, sur le flanc nord d’une colline au nord de la cité antique. Il a été conçu pour l’organisation de très grands spectacles et pouvait accueillir plus de vingt mille spectateurs. Il est légèrement plus vaste que celui de Nîmes, et se situe au vingtième rang sur la liste des grands amphithéâtres du monde romain.
Il semble avoir été utilisé jusqu’à la fin du Ve siècle avant de devenir un lieu de casernement pour les armées barbares. Durant le haut Moyen Âge, il devint le refuge de la population arlésienne qui construisit à l’intérieur de nombreuses habitations (212 maisons et 2 églises) et le transforma en forteresse par la construction sur le portique supérieur de quatre hautes tours médiévales.
De 1825 à 1830 la municipalité entreprit la gigantesque opération de dégagement du monument. En juillet 1830, pour célébrer la prise d’Alger, la première course de taureaux y fut donnée. Il fut classé Monument historique en 1840 à l’initiative de Prosper Mérimée. Plusieurs campagnes de travaux allaient se succéder dans le courant du XIXe et au début du XXe siècle pour consolider, restaurer ou restituer certaines parties de l’édifice, sous la direction des architectes Charles Questel, Henri Revoil, Jean-Camille Formigé et Jules Formigé. En 1944 au cours d’un bombardement aérien, le monument fut atteint par plusieurs bombes qui détruisirent un pilier et quatre arcades. Leur restauration fut effectuée en 1946.
L’amphithéâtre d’Arles est l’un des monuments les plus importants que nous ait légué l’Antiquité romaine. Il est aujourd’hui le lieu de nombreuses manifestations (spectacles tauromachiques et concerts) qui attirent un public nombreux.


Amphithéâtre, Arles, 2001/2002 © Gabriele Basilico

 

Théâtre antique


© Pascal Bois / panovues.com

Classé au titre des Monuments historiques sur la liste de 1840.

La construction du théâtre antique d’Arles date de la fin du Ier siècle avant notre ère. Situé au sommet de la colline de l’Hauture, il avait alors une capacité d’accueil estimée à 10.000 spectateurs, témoignant de l’envergure du programme architectural alors mis en chantier dans cette colonie romaine.
Sa cavea, ne pouvant bénéficier d’un flanc rocheux pour y adosser ses gradins, a été entièrement établie sur un ensemble de substructures faites de galeries concentriques et de salles voûtées rayonnantes.
De cette élévation, il ne reste aujourd’hui qu’une travée qui a été englobée au Moyen Âge dans le rempart méridional de la cité et transformée en tour de défense : la Tour de Roland.
Le théâtre a été progressivement démoli à partir du Ve siècle, ses pierres et marbres ayant servi à la construction de nouveaux édifices dont l’église Saint-Trophime. Sa partie méridionale (côté jardin d’été) a probablement été fortifiée dès le Ve siècle. De nombreuses constructions furent édifiées à l’intérieur et le monument tomba dans l’oubli jusqu’à sa redécouverte lors des campagnes de fouilles menées dès 1787. Divers occupant s’y étaient succédés, notamment le collège des Jésuites, un couvent, et un des premiers musées publics d’archéologie en plein air. Il fallut alors détruire ces nombreuses habitations qui s’étaient implantées à l’intérieur.
En 1822 le baron de Chartrouse, alors maire de la ville, décida d’entreprendre une vaste campagne de fouilles et de remise en état du théâtre antique et de l’amphithéâtre.
Il fut classé Monument historique en 1840.
Les architectes Questel et Revoil dégagèrent la scène en 1845 et achevèrent le dégagement de l’ensemble du monument en 1860. Les fouilles étaient alors terminées.
De 1900 à 1908 Jules Formigé restaura les gradins de la cavea Depuis lors, le monument retrouva sa fonction initiale de lieu de spectacle.
Au cours des fouilles, de nombreuses découvertes archéologiques furent faites (autel d’Apollon, buste d’Aphrodite, tête colossale d’Auguste…), elles sont aujourd’hui conservées au musée de l’Arles et de la Provence antiques.
Le théâtre ne conserve aujourd’hui que peu de vestiges de cette époque : quelques gradins, l’orchestre, la fosse du rideau de scène et deux hautes colonnes de marbre coiffées d’un fragment d’entablement. L’essentiel des gradins et des élévations aujourd’hui visibles ont été remontés au XIXe siècle.

Pour plus d’information et pour connaître les horaires d’ouverture de l’amphithéâtre et du théâtre antique, vous pouvez :
Consulter le site Internet de la Ville d’Arles à l’adresse suivante :
http://www.tourisme.ville-arles.fr
Contacter l’Office du tourisme :
Office du tourisme d'Arles Camargue
Accueil, centre-ville :
Boulevard des Lices
13200 ARLES
Tél. : ++ 33 (0)4 90 18 41 20
Fax : ++ 33 (0)4 90 18 41 29
Télécharger un plan du centre ville-d’Arles
http://www.tourisme.ville-arles.fr/plan/plan.htm
Visite virtuelle par Arts graphique et Patrimoine
http://perso.wanadoo.fr/artgp/theatrearles/index.html


Théâtre antique, Arles, 2001/2002 © Gabriele Basilico