
Amphithéâtre
Depuis le dégagement des habitations au début du siècle
dernier et la restitution des gradins inférieurs de la cavea
menée par l’architecte Henri Revoil au XIXe siècle
afin d’accueillir les spectateurs des corridas et les visiteurs,
aucun projet d’ampleur concernant la restauration sur l’ensemble
du monument n’a plus été mené.
Seules quelques rangées des gradins originels furent protégées
par un remblai qui ne fut retiré que lors du déblaiement
de l’édifice : ils sont aujourd’hui les témoins
de leur disposition antique.
Le reste de la cavea, déshabillé de ses gradins,
galeries et escaliers, se présente au revers de la façade
comme une sorte de plateau dont la chape de protection est aujourd’hui
fissurée. Pour remplacer les gradins antiques disparus, des
gradins métalliques ont été mis en place. Leur
aspect n’est pas digne de la qualité du monument et leur
disposition et leur déclivité ne correspondent pas au
plan antique de l’édifice.
Par ailleurs, la protection de l’édifice contre les eaux
pluviales constitue l’un des problèmes majeurs du monument
: l’eau s’infiltre à travers les maçonneries
des voûtes qui ne sont plus protégées par les
gradins antiques et elle est la cause des principales dégradations
qui menacent la conservation de l’amphithéâtre
depuis le dégagement de la cavea. Les infiltrations
d’eau créent une dégradation dramatique des voussures
et des parements verticaux : moellons déjointoyés, manquants
ou instables, sont courants sur l’ensemble des travées..
Théâtre
antique
Le monument accueille aujourd’hui de nombreux visiteurs notamment
lors des nombreuses manifestations estivales qui y sont organisées.
C’est à cet effet que furent installés les gradins
à structure métallique actuels. Cette solution, d’abord
provisoire, devait finalement perdurer dans l’attente d’un
véritable projet de restauration du site.
Or cette installation participe à la dégradation du
monument tant en termes d’image que sur un plan sanitaire :
la difficulté d’accès sous ces structures rend
difficile, voire impossible, le nettoyage des gradins sous-jacents,
favorisant le développement d’une végétation
parasite colonisant les joints des parements, ainsi que la stagnation
d’une relative humidité.
L’ensemble des parements et des arases est à reprendre
car ces parties sont instables et les joints vidés.
Concernant les sols, l’état d’usure de certaines
parties du dallage des circulations, ainsi que des emmarchements,
rendent actuellement impossible l’accès au site pour
des personnes à mobilité réduite.
Au sud, la Tour dite “de Rolland”, seul vestige de l’élévation
extérieure primitive, présente de graves signes de faiblesse
: éléments instables en façade, apparition de
fissures, parements instables en partie haute, joints vidés.
Enfin, l’état actuel du théâtre ne permet
pas la présentation des spectacles dans un contexte technique
approprié, ni d’accueillir le public dans des conditions
de confort et de sécurité acceptables.