
Amphithéâtre
Architecte en chef des Monuments historiques
chargé de la restauration : Alain-Charles PERROT
Le parti pris pour la restauration de l’amphithéâtre
repose sur l’idée maîtresse de la “cristallisation”
de l’édifice, permettant de respecter les différentes
restaurations menées au cours des siècles, de stabiliser
les vestiges, et de faire évoluer les structures d’accueil
du public.
Après un premier chantier sur sept travées dites “prototypes”
car jugées représentatives des différents types
d’altération visibles sur le monument, un protocole
de restauration a été mis en place. Le principe général
de ce protocole est de conserver, dans la mesure du possible, les
matériaux qui constituent le monument.
La pierre ne sera changée que si elle n’est pas d’origine
ou si elle a perdu l’essentiel de sa consistance : dans ce
cas elle pourra être remplacée par une pierre provenant
d’une carrière similaire à celle ayant servi
à la construction d’origine.
Lorsque le processus de dégradation n’est pas irréversible,
et afin de le freiner, des ragréages de protection sont prévus
afin de protéger les pierres altérées tout
en maintenant l’essentiel de leur aspect. Ces pierres garderont
cependant leur aspect usé afin de conserver un équilibre
visuel.
Les pierres des parements en place seront nettoyées par hydro-micro
sablage.
Les dalles des galeries hautes seront restituées. Un prototype
de dalle a été réalisé par le laboratoire
du LERM : il est fait de deux dalles de béton moulées
d’après une surface existante. Leur surface sera patinée
afin d’assurer leur intégration à l’édifice.
Un vide aménagé au centre de ces dalles permettra
l’intégration des réseaux d’électricité
et d’éclairage. Sur la façade extérieure,
au niveau du promenoir, les parapets seront restitués en
utilisant des pierres de substitution et suivant certains vestiges
encore visibles.
Les joints des couronnements en pierre seront purgés et refaits
et leur surface sera modelée pour favoriser l’écoulement
des eaux pluviales vers l’intérieur du monument.
Les nouvelles phases de restauration de la couronne extérieure
de cet édifice concernent à présent des séries
de douze travées.
Le
chantier prototype des sept travées de l'amphithéâtre.
Début
du chantier de restauration de lamphithéâtre
dArles.
Voir
le film inaugural de lamphithéâtre dArles
Théâtre
antique
Architecte en chef des Monuments historiques
chargé de la restauration : François BOTTON
Architecte Scénographe : Hervé
SCNEIDER et Guillaume AVENARD, Agence Fluor Architecture
Maîtrise d’œuvre : SUDEQUIP
: Bureau d’Études fluide et gros œuvres, RFR : Bureau
d’Études mécaniques scéniques, Bureau Michel
Forgue : Économiste de la construction
Le
projet de restauration du théâtre antique d’Arles
répond à différentes problématiques liées
aux spécificités du monument : restaurer et rendre à
nouveau visibles les parties originales de l’édifice,
et substituer au système scénique actuel de nouveaux
aménagements répondant aux normes des spectacles contemporains.
Les travaux de restauration (nettoyage, consolidation et restauration
des vestiges antiques) concernent la cavea, les salles périphériques
arrière, les sols et circulations à travers le site,
le pavillon d’entrée, la Tour de Roland ainsi que les
vestiges de la scène.
Ce projet permet également de repenser et d’améliorer
les conditions d’accueil du public fréquentant le site.
Des mises aux normes de sécurité seront réalisées
et un parcours sera aménagé pour les personnes à
mobilité réduite.
De nouvelles loges, la réfection de la régie et un cheminement
lumineux au sol viendront compléter ces dispositifs, ainsi
que l’aménagement d’une structure d’accueil
du public (billetterie, boutique, borne interactive).
Les recherches archéologiques et techniques menées lors
des études ont participé à la conception d’un
nouvel aménagement scénique qui fera appel à
des technologies de pointe pour mettre en place une scène mobile,
un écran et des mâts lumineux démontables qui
sauront s’intégrer au site afin d’en préserver
la lisibilité pour les visiteurs. Ce projet est mené
sur la base du projet initial de l’Atelier François Seigneur
et Sylvie de la Dure, architectes scénographes.
Les qualités d’équipement culturel et de vestige
patrimonial du théâtre vont bénéficier
chacune des recherches et travaux menés lors de ce chantier.
L’adaptation des éléments scéniques au
site antique permettra la redécouverte de certaines parties
du monument, jusqu’alors masquées par les anciennes installations.
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Lancement
du chantier de restauration et d'aménagement scénographique
du théâtre antique d'Arles - 13 février 2006 –
15heures .