| La
restauration du théâtre antique d’Orange est
achevée
Protection des maçonneries antiques : Création d’une
toiture de scène, restitution
de la toiture sur le parascaenium ouest
Maître d’œuvre : Didier Repellin,
Architecte en chef des Monuments historiques
Maîtrise d’Ouvrage : Ville d’Orange
Le 21 juin 2006, l’installation de la nouvelle toiture de scène
a été inaugurée en présence des représentants
de l’État, de la Région Provence-Alpes-Côte
d’Azur, du Conseil général du Vaucluse et de la
Ville d’Orange. Le théâtre antique d’Orange
est un des derniers au monde à posséder encore son mur
de scène. Le parement interne de ce mur était à l’origine
protégé par une toiture dont on ne connaît pas
précisément la disposition ni les matériaux.
Dans le cadre des objectifs menés grâce au Plan
Patrimoine Antique Provence-Alpes-Côte d’Azur, des recherches sur
le mur de scène et la toiture originelle ont pu être développées
: ces vestiges ont fait l’objet du premier relevé complet
pierre à pierre mené par l’Institut de Recherche
sur l‘Architecture Antique (IRAA-CNRS).
Cet important travail de recherche a permis de définir le parti
de restauration à adopter sous la forme d’une nouvelle
toiture, pour assurer la protection des vestiges contre les intempéries.Le
choix de matériaux contemporains pour la réalisation
de cette toiture de scène a répondu à plusieurs
critères liés à la protection et à la mise
en valeur du monument : - protection des parements antiques par son
ancrage uniquement dans les parties restituées au XIXe siècle,
- impact visuel minime et préservation des qualités acoustiques,
- intégration de l’éclairage afin de supprimer
les installations périphériques actuelles assez disgracieuses,
- translucidité de cette toiture afin d’éviter
les zones d’ombre.
L’emprise de cette toiture se situe entre les deux parascaenae sur toute la longueur du mur de scène à 35 mètres
de hauteur. Elle est constituée d’une poutre transversale
complétée de fermes en treillis. Ces fermes, plates en
couverture, sont courbes en sous face et effilées du côté des
gradins pour évoquer la silhouette présumée de
la toiture disparue.
Le dessus du toit est en matériau transparent, et le dessous
habillé d’un tissu métallique.
Cette protection, tout en préservant les traces archéologiques
de la toiture antique, permettra également d’en poursuivre
l’étude scientifique. |