Nice Amphithéâtre et site archéologique de Cimiez

Le site de Cimiez fut choisi par Auguste pour y installer en 14 avant J.-C. le centre administratif de la province des Alpes Maritimes. Ainsi naquit au Ier siècle le site de Cemenelum.

L’amphithéâtre

Les vestiges majeurs de l’antique Cemenelum se développent autour de l’ancienne Villa Garin de Cocconato, aujourd’hui Musée Matisse.

La première phase d’urbanisation de la ville antique date du Ier siècle après J.-C. avec la construction d’un mur monumental, de l’aqueduc et de l’amphithéâtre. Au début du IIIe siècle, la ville s’est développée sous le règne des Sévères. Cette expansion s’accompagna de l’agrandissement de l’amphithéâtre et de la construction des thermes.

Au Ve siècle, la basilique paléochrétienne et le baptistère furent construits dans les thermes abandonnés.

L’habitat du site se poursuivit jusqu’au début du IXe siècle. Devant les exactions des Sarrasins, les derniers habitants abandonnèrent le site antique de Cemenelum pour le refuge de l’acropole niçoise.

De dimension réduite, l’amphithéâtre de Cimiez se situait en périphérie de la cité antique. Son premier état était constitué d’un anneau de gradins, peut être doublé par un anneau périphérique construit en bois. Au début du IIIe siècle, cette structure en bois fut remplacée par des gradins en pierre.

Durant la seconde moitié du XIXe siècle, l’amphithéâtre qui se trouvait sur la propriété du comte Garin de Cocconato, fut classé dans la liste des monuments antiques du Comté de Nice. Il était alors en état de ruine. Son arène était recouverte de terre cultivée et d’oliviers, et il était traversé par la route communale reliant Cimiez à Nice. Il fut classé Monument historique en 1865. L’architecte niçois Brun y effectua des fouilles entre 1865 et 1880.

De 1899 à 1917 Jean-Camille Formigé préconisa les premiers travaux de restauration. Ils visaient à rétablir l’intégrité de l’édifice en supprimant la route qui le traversait.

De 1919 à 1924 se mit en place le grand projet de Jean-Camille et Jules Formigé. Jules reprit le chantier après son père et souhaita une restauration plus globale des arènes. Il fit également consolider les entrées nord et sud de l’édifice.

En 1941 la ville de Nice acquit l’ensemble du domaine Garin de Cocconato, évitant la création d’un lotissement à l’emplacement des vestiges.

Entre 1943 et 1961 plusieurs interventions furent réalisées sur les arènes : reprise du mur d’enceinte ouest, creusement d’une fosse d’orchestre pour des manifestations culturelles. Par la suite les travaux ont concerné essentiellement l’entretien courant. Enfin, entre 1987 et 1995 plusieurs travées ont été consolidées.

Les thermes

Classés au titre des Monuments historiques entre 1947 et 1958.

Les fouilles menées de 1954 à 1970 sur une superficie d’un hectare et demi dans l’ancienne propriété de Garin de Coconato, achetée par la Ville en 1950, ont permis de dégager trois ensembles thermaux et le début d’un quartier d’habitation en bordure d’allée orientée est-ouest. Les bâtiments thermaux présentent le même plan de construction qui juxtapose les salles froides, les salles tièdes, les étuves, les salles chaudes. Ces salles sont orientées nord-sud avec l’implantation des foyers au nord. Dans deux des bâtiments, les annexes, piscines à l’air libre entourées de colonnades ou incluses dans les bâtiments, salles de gymnastique ou de massage, sont bien visibles. Les objets recueillis lors des fouilles, la nature des enduits de protection, le décor des sols et des murs, la similitude des plans de construction indiquent que ces trois établissements ont fonctionné ensemble au IIIe siècle et jusqu’au IVe siècle. Le bâtiment thermal nord, dont une partie fut utilisée comme façade de l’ensemble, paraît avoir été édifié quelques décennies auparavant.

La cause principale de la rapide dégradation de l’amphithéâtre est son ouverture permanente au public. Sa situation dans un parc ni surveillé ni clôturé fait que de nombreux visiteurs escaladent ces ruines, entraînant des chutes de pierres.

Les arases sont en mauvais état et ne présentent plus les garanties d’étanchéité et de cohérence de leur maçonnerie.

En partie nord-ouest, là où l’affleurement rocheux constitue la fondation de la façade extérieure, l’érosion de la masse calcaire se produit au contact de la pierre. Le massif de fondation s’érode. Ce niveau, à l’origine enfoui, se trouve désormais exposé aux intempéries.

La maçonnerie est fragilisée sur les piédroits de l’entrée nord, et hétérogène sur la deuxième travée à l’ouest de cette entrée.

L’état des parements des travées du secteur nord est assez hétérogène et une partie du mur extérieur au sud-est connaît un décollement de la maçonnerie de revêtement.

Le quart sud-est de l’amphithéâtre est plus altéré en façade.

Des végétaux, arbres et arbustes, poussent directement sur les maçonneries, accélérant le déchaussement des pierres et la désorganisation des parements et des maçonneries.

Le revêtement du sol de l’arène est en bitume, peu compatible avec l’aspect de l’édifice. Imperméable, il favorise la concentration de zones de ruissellement et d’infiltration d’eau sur le pourtour du mur intérieur du podium.

Enfin, l’accompagnement paysager actuel ne permet pas la mise en valeur du monument.

Pour plus d’information et pour connaître les horaires d’ouverture du site de Cimiez, vous pouvez :
Consulter le site Internet de la Ville de Nice à l’adresse suivante :
http://www.nice-coteazur.org
Contacter l’Office du tourisme :
Bureaux d’accueil de l’Office du tourisme et des congrès
5, promenade des Anglais
Tél. : ++ 33 (0) 892 707 407
N° audiotel : 0,34 euros (2,21 F) la minute
Télécopie : ++ 33 (0)4 92 14 48 03